15.9.08

#2 - Back on my feet











Demain, je serai de nouveau piétonne.

Les boules, Raoul, les boules.

Je dois abandonner mon scooter chéri, le vendre, m’en séparer, me retrouver dans la jungle du métro et des taxis parisiens, pour une trentaine de jours – certes - mais quand même, çà me fait ch***.

Il y a tout juste un an, il devenait mien.

Je suis totalement accro.

Paris, mon scoot', une nouvelle ville s'est offerte à moi. Je l’ai parcourue à toute heure du jour et de la nuit, toujours émerveillée et invariablement désappointée par le manque de savoir-vivre des parisiens au volant.

Ne vous y trompez pas, j’ai moi aussi - en bonne autochtone - largement contribué à l’ambiance de baston générale sous-jacente. J’en conserverai un souvenir mémorable. Je pense que ceux avec lesquels je me suis le plus embrouillée, ce sont les chauffeurs de taxis et les conducteurs de bus – grands malades devant l’éternel – qui préfèrent risquer de te foutre en l’air plutôt que de te laisser les dépasser, comme ça, juste pour faire ch***. Je ne vais pas aborder le sujet des vélos, vélibs, coursiers, livreurs en tout genre et autres foux dangereux, je risque de dépasser les bornes des limites...

Ah quel régal ! Mes meilleures engueulades !

Même s’il m’en coûte mon scoot’ préféré, j’ai hâte d’être à Sydney. Explorer la ville, partir à la conquête/découverte des quartiers cools, comprendre comment la ville fonctionne, vivre à son rythme, capter son énergie, je n’attends que ça.

J’ai choisi Sydney pour le compromis « big city » + « plages qui déboîtent ».

Ce mix me semble idéal. Certains n’ont pas besoin de la Ville. Moi si. J’aime l’idée de bosser dans une ambiance très urbaine et de pouvoir m’échapper de temps en temps vers une plage paradisiaque (si, si). A ce qu’il paraît, Bondi Beach n’est qu’à ¼ d’heure de Sydney City… ¼ d’heure les gars…

Enfin, je n’y suis pas encore.

Je ne vais pas m’étaler parce que c’est pénible les gens qui se plaignent. Mais tout de même, cette phase « pré-départ » est vraiment un moment particulier. Je voudrais que tout ce qu’il me reste à régler, le soit déjà. Toutefois, je trouve ce « sas » nécessaire, sinon inévitable, à moins d’avoir du petit personnel. Ce qui n’est pas mon cas, life is life.

Pas grave. Voyons les choses du bon côté, cela permet de peu à peu prendre conscience de l’incroyable virage à 180° qu’on est en train de prendre. Bêtement, c’est à force de rayer les trucs sur ma f*cking « To do list » que je percute que bientôt, je ne serai plus parisienne.

Qu’il en soit ainsi. J’ai pris la décision. Il faut en assumer les conséquences.

Plus de Paris, plus de scoot’.

A la place, un bel avion Singapore Airlines pour m’emmener à l’autre bout du monde.

Qui vivra, verra.

Stay tuned.

D.

./..

2 commentaires:

Anonyme a dit…

«Conduire dans Paris, c’est une question de vocabulaire.»
[ Michel Audiard ] - Dialogue du film français Mannequins de Paris

Anonyme a dit…

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