22.9.08

#3 - La possibilité d'une île


Le chemin jusqu’à cette gigantesque île/pays me semble interminable.



De la vague idée à la décision finale, en passant par le doux rêve et le terrible exode – si ma mère fait partie de la conversation – cette aventure s’est fait une place dans mon univers. Elle est devenue mon univers, grâce à un coup du sort.

J’ai commencé à envisager l’idée de partir suite à un épisode plus que fâcheux avec mon associé de l’époque. J’ai revendu mes parts de la société après de longs mois de galère, j’ai vécu un enfer – passons. L’année écoulée a été plutôt rocambolesque, j’ai commencé à sortir la tête de l’eau au mois de juin. Une fois sortie d’affaire, une nouvelle vie s’offrait à moi. J’étais 100% libre, sensation aussi grisante qu’effrayante.

Je me suis retrouvée face à ma vie, du jour au lendemain.

Pour la première fois, j’ai senti le sol se dérober sous mes pieds. J’ai vécu cette phase comme dans un rêve éveillé, hallucinée qu’un truc pareil puisse m’arriver. Et hallucinée de n’avoir pas vu venir le vent mauvais. Mon instinct m’a trahi. Il n’a pas réagi. J’ai passé toutes ces années à bosser comme un animal, sans lever la tête. Pour rien. Ou si peu. Alors, je me suis dit qu’après tant de m*rdes, il me fallait écrire une jolie page. Mais pas à Paris.

L’Australie et sa ‘semblante’ douceur de vivre s’est immédiatement imposée. Après huit ans passés à exercer les relations presse à Paris, j’aspire à une vie plus « vraie ». Je ne renie en rien ces années, elles m’ont plu. J’adore ma vie à Paris. Mais quelque chose en moi me dit qu’il faut aller ailleurs. Et loin de préférence.

Je vais donc m’offrir cette parenthèse. A 30 ans, je pars à l’autre bout du monde. Pas dans l’optique de refaire ma vie là-bas. Simplement pour satisfaire mon envie de neuf, d’anglo-saxon, et de soleil. Sydney répondant à tous ces critères (hautement philosophiques, vous en conviendrez), je décide de sauter le pas.

Après d’excellentes vacances marseillaises/corses, je me retrouve à 2h du mat’, devant mon ordinateur. Le site de l’immigration australienne. Me voilà en train de remplir le formulaire (assez amusant) de demande de WHV (Working Holiday Visa) qui me permettra de rester un an en Australie sous certaines conditions.

Ma demande est acceptée en 2’. Un signe ? Sur le moment, en dansant la Saga Australia dans mon appart’, je me suis dit que OUI. Cà m’arrangeait bien, penses-tu. OUI, ça m’arrangeait bien.

La suite, classique. Billets d’avion. Organiser le départ. Etc.

J’ai encore tant à faire. Je pars dans moins d’un mois, et je suis loin d’être prête.

Comme d’habitude. Je ne sais rien faire à l’avance. Il faut toujours que ce soit dans l’urgence. Et plus je le sais, plus je le fais. Pourquoi. Nul ne le sait. En espérant que j’arrive à tout boucler dans les temps.

Stay tuned.

D.

./..

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