
Cà porte malheur.
J’ai décidé de m’épargner toute chose pouvant porter atteinte à ma sereine attitude du moment. Pourtant, la vie s’avère parfois sévère. Elle peut vous ramener à la réalité et vous atteindre dans un bonheur que vous souhaitiez inattaquable.
Apprendre le décès d’un être cher alors qu’on se trouve à des milliers de kilomètres de sa famille revient à se retrouver pétrifiée dans une sorte d’inutilité insurmontable, je me sens coupable comme jamais de ne pas me trouver auprès des miens, en particulier ces jours-ci. Et rien, ne pourra arranger ça, même si par ailleurs, mon expatriation se passe très bien jusqu’à maintenant.
Je ne vais pas m’éterniser car ce n’est pas l’objet de ce blog et que c’est un sujet délicat et personnel.
Je voulais vous raconter depuis un moment la vie en colocation, expérience inédite pour moi, mais je préférais attendre d’y avoir vécu un peu pour pouvoir avoir un meilleur recul.
Bon ok, une dizaine de jours, c’est peanuts, j’en conviens.
Mais c’est toujours mieux que 2 ou 3.
N’est-ce-pas.
Ainsi, je suis locataire d’une chambre toute jolie au sein d’un appartement que je vous ai déjà un peu décrit ici.
Tout d’abord, comme je l’ai déjà précisé, je suis la seule représentante de la gent féminine au sein de ladite colocation. Forte de ce constat, j’ai immédiatement posé les bases, en précisant à mes congénères que je n’étais ni femme de ménage, ni cuisinière. Bien que de sexe féminin et française. Oui, je sais c’est fou, mais c’est ainsi.
Pour être totalement honnête, j’angoissais un chouilla à l’idée de vivre avec deux « mâles ». Loin d’être une personne se laissant atteindre, voire convaincre, que les stéréotypes sont une réalité. Il y a tout de même des évidences qui ne trompent pas.
Je ne souhaite pas faire de cette note une étude sociologique des différences entre hommes et femmes. Néanmoins, il y a des points que je ne peux m’éviter de noter :
L’homme :
* N’abaisse pas la cuvette des toilettes. Jamais.
* Peut manger jusqu’à cinq à six fois par jour. Facile.
* Joue à la console. Beaucoup.
* Adore regarder des films d’action avec le son très très FORT. Pourquoi pas.
* Ne fait de lessive que si la vie de son dernier caleçon en dépend. Toujours.
Ok. Easy.
Mais je peux vous assurer que c’est vrai de vrai.
Après avoir énoncé cet édifiant constat, je me dois d’ajouter les observations suivantes :
L’homme :
* Est beaucoup moins chiant qu’une fille. Véridique.
* Sait faire des efforts et aller contre sa nature. Cool.
* Peut cuisiner et même très bien. Classe.
* Est capable de faire le ménage et la vaisselle sans qu’on le lui demande. Vraiment.
* Se révèle être un colocataire cool et sans prise de tête. Génial.
Voilà.
En gros, vous l’aurez compris. Cà se passe plutôt bien jusqu’à aujourd’hui. Mes deux comparses sont des mecs sympas, attentionnés et marrants.
A mon sens, le truc primordial, c’est que chacun respecte l’espace vital des autres. Je crois qu’une colocation réussie repose essentiellement là-dessus, au-delà des considérations d’atomes crochus, de caractères compatibles ou pas.
Stay tuned.
D.
./..

2 commentaires:
donc, j'imagine, pas de Brian dans la coloc ?
Ça peut aller contre les règles d'une coloc (comme au bureaux par exemple) mais, là encore, on a des exemples de réussite (dont une pour une coloc australienne...) te voilà prévenue !
Ça va aller Miss, on pense fort à toi.
Gros bisous
No pas de Brian dans la coloc' !
On va dire qu'il n'y a pas de règles nulle part !
:)
Moi aussi je pense fort à vous deux !
Biz
D.
Enregistrer un commentaire