23.2.09

# 17 - Working hard for the $$$




Chienne de vie.

Même à des milliers de kilomètres de Paris et de mon ex-rythme de vie de ouf malade, je me retrouve encore à
bosser comme une dingo.


Oui, parce que figurez-vous, GRANDE NOUVELLE, j’ai été PROMUE.


Hé !


Ils sont sympas ces australiens. Me voici donc Manager du magasin de vêtements pour hommes dans laquelle j’officie depuis mi-novembre dernier. Cela fait trois semaines, et je peux vous garantir que c’est du sport !


Je suis rincée !


Déjà, c’est un full time job, that’s to say that je travaille cinq jours par semaine, donc fatalement le rythme de ma vie a perdu en coolitude. Définitivement. Cà me chagrine d’autant que je ne suis pas à Sydney pour bosser comme un âne, mais en même temps, je dois bien l’avouer, ce travail me plaît, c’est un défi que j’ai envie de relever.


Après cette longue parenthèse, je reprends goût à l’action.


Je dois gérer 4 personnes, un magasin qui réalise plus d’un million de dollars de CA par an, un stock monstrueux, réaliser tout le « visual merchandising » de la boutique, faire le budget par jour, semaine, mois, etc. etc. etc.


Et le tout dans la langue de Shakespeare, et, c’est là que le défi est le plus intense ! Parce que mine de rien, ça épuise les neurones de parler une autre langue à longueur de temps ! Ecouter et parler avec une concentration constante, automatique, pour être sure de comprendre ce qu’on te dit, ce qui se dit ou dire exactement ce que tu veux dire. Tout un programme !


J’intègre un max de vocabulaire « business » ce qui est carrément top, ce job est vraiment un apprentissage complet, c’est un mini « monde », à moi de savoir en faire quelque chose « après »


Dieu que je déteste ce mot. « Après ».


Mais « après » quoi ? Et « après » quand d’abord ?


Ah ! Purée, vaste question, elle flotte constament dans un recoin de mon esprit. Elle n’a pas encore trouvée le chemin de sa réponse. Je ne sais absolument pas quoi faire de cette question. Parfois elle m’envahie, m’angoisse, m’étrangle, et d’autres fois, elle est très loin, je ne veux pas en entendre parler, ni l’écouter ruminer dans le fond de mon inconscient « Ici ce n’est pas chez toi, il va falloir faire quelque chose après. »


Tsss.


Pour le moment, je suis bien là.


J’écoute Billie Holiday sur ma terrasse, je suis en paix.


Désormais, j’apprécie chaque moment de répit. Me remettre au boulot, sérieusement j’entends, a structuré ma vie, mais c’est une bonne chose. Je dois prendre le rythme de cette nouvelle activité, me mettre au diapason du changement.


La suite au prochain épisode.


Stay tuned.


D.


./..

23.1.09

# 16 - Déjà 3 mois... Alors ?!?




Déjà 3 mois et quelques jours que j’ai posé ma vie en Australie.


Alors ?

Alors j’aime. Pas tout. Mais j’aime à + de 90%.


Ce qui est énorme.


J’aime…

* La douceur de vivre

* L’océan Pacifique, sa musique, son odeur, ses vagues, ses plages, falaises…

* Le fait d’habiter à 5’ de tout ça

* Vivre hors saison

* Avoir un accent reconnaissable entre mille

* Les tim-tam (des gâteaux au chocolat, une tuerie)

* Les cappucinos et autres délices caloriques des trois milliards et demi de cafés de Sydney

* Les marchands de fruits et légumes (faut bien compenser)

* La ville de Sydney et la richesse de ses quartiers, mes préférés sont pour le moment : Paddington, Surry Hills, The Rocks, Woollahara, et bien entendu « mes » plages : Bronte, Tamarama et Bondi Beach. J’aime aussi la City, son brouhaha, sa foule nonchalante, ses buildings aux multiples genres et époques.

* Les australiens qui sont des gens dans la grande majorité gentils, ouverts, accueillants et pas compliqués.

* Les surfeurs par milliers

* Le melting pot. J’aime la multiplicité de Sydney, de ses habitants, de son architecture et de ses vibrations.

* Prendre le bus et le ferry pour me déplacer

* La Nature, les éléments qui s’expriment à plein volume, chacun donnant le meilleur ou le pire de son art, mais dans chacun des registres, la beauté et tout ce qui s’en dégage est à couper le souffle.

* Aller à la plage avant ou après le boulot (ça c’est un must !)

Etc. etc.



J’aime un peu moins, MAIS ça reste formidable

* La pluie et le vent, la météo qui peut changer d’un jour à l’autre ou passer d’un extrême à l’autre en quelques instants. Mais bon, c’est quand même l’été, on ne peut pas tous en dire autant, alors je ne me plains pas !

* Le quartier de King Cross (je n’ai pas accroché, ça ne s’explique pas.)

* Ne pas toujours comprendre du premier coup quand on me parle. Cà m’éxaspère

* Les oiseaux de toutes sortes et leurs concerts en fa mineur

* Les bestioles en tout genre, et particulièrement celles du genre ‘insecte’

* Travailler

* L’avocat dans mon cheeseburger

* Les cupcakes – trop de sucre tue le sucre

* La conduite à gauche, même en tant que piétonne, c’est déstabilisant !


Ces trois mois ont passé à la vitesse d’un éclair et en même temps j’ai parfois le sentiment d’être là depuis beaucoup plus longtemps. Je sais que je n’ai pas été très régulière sur le blog ces derniers temps et je m’en excuse. Toutefois, à Sydney, le soleil brille, c’est l’été, les vacances, alors vous comprendrez que bon, hein, je ne vais pas rester enfermée !

Non, je ne vais pas !

Malgré tout, j’ai décidé d’être plus assidue à la tâche, parce qu’en plus j’aime bien écrire et vous raconter ma vie à Sydney.

Pour me faire pardonner, quelques clichés (enfin !) :

A mon arrivée, j’ai d’abord découvert Dee Why (ma première maison à Sydney, je ne l’oublierai jamais) – ce quartier est un petit paradis à l’abri de tout, cette plage est l’une, voire la plus belle de la ville :





– le CBD, la « city » - une fourmillière très supportable, la richesse de l’architecture y est pour beaucoup, les bâtiments de style « vieille Angleterre » côtoient les buildings de verre clinquants de l’ère capitaliste :

Le célèbre Harbour Bridge

Et l'Opera House



-la City dispose d’un cœur vert de toute beauté. Hyde Park est le poumon du centre-ville, cet immense parc est un havre de paix où il fait bon lire à l’abri des arbres géants aux troncs tortueux :




En quittant Hyde Park et la bouillonante City, il suffit d’attraper le bus 380 depuis l’angle Oxford Street/Elisabeth Street et de filer droit vers les plages de l’est de la ville (Bondi, Bronte, Coogee, etc). Alors, en remontant Oxford Street, on longe Paddington,




Et puis Bondi…


Là où j’ai posé mes valises le 1er novembre dernier. Cà me paraît hier et une éternité à la fois.

Etrange sensation.

Il y a plusieurs Bondi. Plusieurs « paliers ».

Bondi Junction – énorme Mall (là où je travaille), Bondi Road (la rue far-west) qui descend jusqu’à la plage, Bondi Beach, donc si vous suivez :

Bondi Junction

Bondi Road

Bondi Beach


Bondi Beach est peut-être l’une des plages les plus célèbres d’Australie, mais elle est loin d’être la plus belle à mon sens. J’aime beaucoup plus Bronte Beach, mais ma préférée d’entre toutes est Tamarama Beach, elle a un charme particulier que les autres non pas. Tout d’abord, elle est plus petite, jamais bondée, c’est un petit paradis :

Bronte Beach

Tamarama Beach



Comme vous pouvez le constater, il fait bon vivre à Sydney, j’avoue que je suis bien contente d’avoir eu le courage de monter dans cet avion le 19 octobre dernier. Même s’il m’en coûte de ne pas être avec ma famille et mes amis, je dois dire que cette parenthèse est un luxe ultime pour moi.

La période des fêtes a été un peu spéciale, je ne ressens pas vraiment le truc. Noël sans sa famille, ce n’est pas Noël, c’est juste un jour comme un autre. Cela fait partie de l’addition à payer lorsqu’on décide de partir à l’autre bout du monde, il y a des jours où c’est dur, Noël, sans les siens, c’est dur. Certains sont peut-être, sûrement moins sentimentaux, mais pour moi ça a été dur d’être si loin…

On ne va pas se quitter sur des mots tristes, hein, parce que ne vous y trompez pas, malgré le coup de blues bien naturel de Noël, j’ai dignement fêté la nouvelle année ! Je suis allée à une « party » dans un penthouse (= appart de ouf dingo + dernier étage + giga terrasse) donnant sur la baie de Sydney. Nous étions au premières loges pour admirer le sublimissime feu d’artifice qui a coûté des tonnes de $$$. A mon sens, ça valait le coup, c’est un des plus beaux qu’il m’a été donné de voir !


HAPPY NEW YEAR 2009 !!


Stay tuned,

D.

./..

26.11.08

# 15 - Le travail c’est la santé…


Mouais, moyen en fait :)

Enfin pas tant que ça.

L’avis est partagé voyez-vous.

Développons, si vous le voulez bien. Mais tout d’abord rappellons les faits.

Je suis partie en Australie car j’avais besoin de nouveaux challenges, de donner un grand coup de neuf à ma vie, de bousculer les choses – d’être.

Je suis donc partie avec un ‘petit ‘ trésor de ‘guerre’ – j’insiste sur petit et sur guerre – ce dernier m’a permis de m’offrir un mois d’oisiveté totale, de bien me connecter avec la ville, de la découvrir avec soit une mission à accomplir (trouver un hôtel cool, un appart cool, etc.), soit rien du tout, juste et simplement le plaisir de se perdre dans une ville inconnue. Alors chaque coin de rue devient une aventure. Gauche ou droite ? Anyway, let’s go !

Toutefois, les dollars ne se reproduisant pas entre eux, même déposés sur un compte en banque, et en faisant attention à ses dépenses, sans se priver non plus, on n’est pas là pour déconner. Hein. Et ben, ça part vite !

Donc, au boulot.

A priori, ce qui est cool, c’est que je suis arrivée « au bon moment ». Au Printemps, bah oui, ici c’est le Printemps, on y reviendra parce que ça fait bizarre, ça aussi. Donc approche de l’été et des fêtes de fin d’année, donc besoin de main d’œuvre.

Bref. Au boulot.

J’ai donc refait mon CV - ici ils disent « Resume » – à la sauce australienne.

J’en ai imprimé une bonne vingtaine, et je suis partie à l’assaut de « Bondi Junction », à 20 minutes à pied de l’appart, un quartier où se situe un gigantesque centre commercial tout moderne et tout et tout.

Un gros piège à dollars quoi.

J’ai décroché quelques interviews. Dont une pour une boutique de Prêt-à-Porter pour Hommes, une marque néo-zélandaise, un peu genre ‘Ralph Lauren’.

Accrochez-vous bien, j’ai fini par décrocher un emploi de vendeuse à temps partiel après TROIS entretiens et qu’ils aient joints TROIS personnes en France pour mes références. Non mais franchement ! C’est la crise !

J’ai commencé lundi dernier. Pour le moment, ça se passe plutôt bien, je ne fais pas encore beaucoup d’heures. C’est un début, ça va me permettre de perfectionner mon anglais car j’ai besoin d’être complètement à l’aise avant de me lancer à la recherche d’un ‘vrai’ boulot et pas trop hâte non plus de me retrouver derrière un bureau, je n’en ai plus vraiment envie, enfin pas ici.

Le plus difficile, c’est de comprendre ce que veulent les gens. Certains parlent à une vitesse folle. Je n’aime pas trop en plus passer pour une abrutie. Mais parfois je reste interdite genre « putain mais qu’est ce qu’il veut ce con ». Heureusement, souvent ça les fait marrer.

Le jeu consiste donc à vendre le maximum de fringues, à plier le maximum de fringues, à déballer le maximum de fringues, etc. Je brasse de la fringue pour mecs à longueur de journée. Fair enough…

Je bosse avec des nanas sympas, enfin une, moyen, mais on n’est pas là pour être copines de l’univers. Alors on fait semblant. C’est rigolo, surtout dans une langue étrangère.

Je ne vais pas mentir, je ne suis pas « enchantée » de faire ce boulot, mais je dois bien avouer que ça ne me déplaît pas non plus. Cà tient essentiellement au fait que ce soit en anglais, c’est une étape dirons nous.

Voilà mes enfants.

A la demande de Philou, mon fidèle lecteur breton, je vais poster des photos des environs très prochainement.

:)

So ?

Stay tuned.

D.

./..

15.11.08

#14 - La Cooooolocation



Pas de #13.

Cà porte malheur.

J’ai décidé de m’épargner toute chose pouvant porter atteinte à ma sereine attitude du moment. Pourtant, la vie s’avère parfois sévère. Elle peut vous ramener à la réalité et vous atteindre dans un bonheur que vous souhaitiez inattaquable.

Apprendre le décès d’un être cher alors qu’on se trouve à des milliers de kilomètres de sa famille revient à se retrouver pétrifiée dans une sorte d’inutilité insurmontable, je me sens coupable comme jamais de ne pas me trouver auprès des miens, en particulier ces jours-ci. Et rien, ne pourra arranger ça, même si par ailleurs, mon expatriation se passe très bien jusqu’à maintenant.

Je ne vais pas m’éterniser car ce n’est pas l’objet de ce blog et que c’est un sujet délicat et personnel.

Je voulais vous raconter depuis un moment la vie en colocation, expérience inédite pour moi, mais je préférais attendre d’y avoir vécu un peu pour pouvoir avoir un meilleur recul.

Bon ok, une dizaine de jours, c’est peanuts, j’en conviens.

Mais c’est toujours mieux que 2 ou 3.

N’est-ce-pas.

Ainsi, je suis locataire d’une chambre toute jolie au sein d’un appartement que je vous ai déjà un peu décrit ici.

Tout d’abord, comme je l’ai déjà précisé, je suis la seule représentante de la gent féminine au sein de ladite colocation. Forte de ce constat, j’ai immédiatement posé les bases, en précisant à mes congénères que je n’étais ni femme de ménage, ni cuisinière. Bien que de sexe féminin et française. Oui, je sais c’est fou, mais c’est ainsi.

Pour être totalement honnête, j’angoissais un chouilla à l’idée de vivre avec deux « mâles ». Loin d’être une personne se laissant atteindre, voire convaincre, que les stéréotypes sont une réalité. Il y a tout de même des évidences qui ne trompent pas.

Je ne souhaite pas faire de cette note une étude sociologique des différences entre hommes et femmes. Néanmoins, il y a des points que je ne peux m’éviter de noter :

L’homme :

* N’abaisse pas la cuvette des toilettes. Jamais.

* Peut manger jusqu’à cinq à six fois par jour. Facile.

* Joue à la console. Beaucoup.

* Adore regarder des films d’action avec le son très très FORT. Pourquoi pas.

* Ne fait de lessive que si la vie de son dernier caleçon en dépend. Toujours.

 

Ok. Easy.


Mais je peux vous assurer que c’est vrai de vrai. 

Après avoir énoncé cet édifiant constat, je me dois d’ajouter les observations suivantes :

L’homme :

* Est beaucoup moins chiant qu’une fille. Véridique.

* Sait faire des efforts et aller contre sa nature. Cool.

* Peut cuisiner et même très bien. Classe.

* Est capable de faire le ménage et la vaisselle sans qu’on le lui demande. Vraiment.

* Se révèle être un colocataire cool et sans prise de tête. Génial.

 

Voilà.

En gros, vous l’aurez compris. Cà se passe plutôt bien jusqu’à aujourd’hui. Mes deux comparses sont des mecs sympas, attentionnés et marrants.

A mon sens, le truc primordial, c’est que chacun respecte l’espace vital des autres. Je crois qu’une colocation réussie repose essentiellement là-dessus, au-delà des considérations d’atomes crochus, de caractères compatibles ou pas.

 

Stay tuned.

D.

./..

6.11.08

#12 - BLISS



C’est honteux à dire, j’ai même presque carrément la trouille que cela me porte la poisse, mais en ce moment, et depuis que j’ai un toit, un vrai, à Sydney, c’est le pied intégral.

Je pense que cela peut se résumer en deux mots :

OCEAN

Vivre au bord de la mer était une ambition que je caressais depuis longtemps.

C’est désormais chose faite.

Et vous m’en voyez bien ravie !

L’océan Pacifique est à couper le souffle. Je pourrais passer des heures à le regarder exister. Sa puissance est captivante. J’ai parfois entendu certains marins en parler, je savais qu’il était le plus redouté de tous, le plus dangereux, pour peu qu’on ait à le traverser, ce qui ne sera pas mon cas, je vous rassure.

Du bord de la plage ou encore du haut de la falaise qui le surplombe, il emporte tout. Les soucis, les remords, les pensées tristes, la mélancolie, je sens que je peux tout lui confier. C’est idiot, mais en échange, je sens qu’il m’offre force, courage et une énergie folle, une envie de tout.

J’aime courir à ses côtés. Admirer ses vagues incroyables. Etre sa voisine tout simplement.

J’aime aussi l’air qui s’échappe de lui. Sain, frais, iodé. Il crée une atmosphère incomparable. Il détend les gens, les ramène à de meilleurs sentiments.

A Paris, je vivais à 200 à l’heure. Et j’adorais ça. Toujours à chercher quelque chose, quoi, je n’en sais même rien aujourd’hui. Il faut parfois s’éloigner du problème pour en trouver la solution. En étant à trois continents de ces-dits problèmes, j’arrive à mieux les analyser. A leur couper l’herbe sous le pied.

Je ne suis pas en train de dire que le bonheur, c’est de vivre au bord de la mer. Cà se saurait depuis le temps. Non, je dis simplement que je commence à prendre conscience de la vraie vie. De ce dont j’ai besoin pour être bien dans mes tongs. A savoir, que je n’ai justement pas besoin d’en posséder quinze paires de couleurs différentes, mais peut-être une seule (bon allez deux !), mais dans un endroit où je me sens bien, à ma place.

QUIETUDE

A Paris, il était très fréquent que je sois réveillée par le bruit des voitures ou encore par les éboueurs, qui les pauvres, sont très matinaux. Cà me rendait dingue. Le fait de vivre dans un brouhaha permanent était non seulement devenu une habitude, mais pire encore, c’était devenu « normal ».

Alors, ici à Sydney, je savoure le silence. Chaque matin, depuis que je suis là, ce sont les oiseaux qui me réveillent. Même si certains ont un chant pour le moins disgracieux, voire même, carrément pénible, j’apprécie leur présence et le fait que ce soit eux qui me signalent qu’il est temps de commencer la journée.

Le calme est devenu le vrai luxe pour moi. Depuis l’appartement, j’écoute le son de l’océan non loin de là. Le soir, c’est tout ce qu’on entend. Dément non !?!

En tout cas, ça l’est pour moi.

J’apprécie d’avoir le choix. Sydney est une ville qui offre ce choix là. Entre bruit et silence. Entre un centre urbain bouillonnant et des quartiers résidentiels où le calme règne en maître absolu. Cette sérénité apaise mon esprit. J’ai les idées bien plus claires. Je mesure ma chance chaque jour d’avoir l’opportunité de vivre cette expérience.


Même si je sais que je ne suis pas là pour toujours, que cela durera au maximum une année, je commence à entrevoir les changements s’opérer. Je suis persuadée que ce trip va m’apporter beaucoup. Me faire évoluer, comme je n’aurais jamais pu le faire en restant chez moi. Bien sûr, Paris, ma famille, mes amis me manquent à la folie, mais j’avais besoin de cet éloignement pour me rendre compte de tout ça, pour prendre conscience de mes erreurs, de qui je suis, et surtout de ce que je veux être à l’avenir.

Stay tuned.

D.

./..

PS. Voyez-vous le mot « commentaires » à la fin de chaque note ? Si vous prenez le temps de me lire, et si à tout hasard, cela vous a plu ou même déplu, n’hésitez pas à le dire. Je sais que ce n’est pas correct de réclamer, mais je vous assure que c’est très motivant de lire les réactions de gens, connus ou pas.

30.10.08

#11 - New Home, new Hope..?

Pour ne rien vous cacher, j’espère bien que oui !

J’emménage samedi dans un appartement.

En colocation.

Avec deux garçons.

G. et S. seront donc mes colocs’ ! Le premier est comptable. Le second ingénieur.

Vous remarquerez que je n’ai pas fait les choses à moitié !

L’appartement est situé entre les plages de Bondi et de Tamarama, à cinq minutes à pied de cette dernière, donc carrément bien placé, veinarde que je suis !

L’endroit est vraiment sympa, grand, bien équipé. Il y a une énorme TV, Internet, le câble, et même une machine à laver, DANS l’appartement, ce qui est plutôt rare à Sydney. Généralement, les immeubles sont pourvus de laverie collective. Chacun venant y laver son linge sale en famille.

Il y a aussi une Xbox. J’espère qu’ils ont des jeux de bastons que je puisse leur montrer comment je m’appelle !

Ma chambre est la plus petite des trois, mais elle est la seule à disposer de son balcon perso. Il y a un autre balcon/terrasse accessible depuis le salon, et où se trouve un barbecue, une grande table et des chaises longues. La salle de bain est assez grande également, fin du fin, il y a douche ET baignoire ! La fête quoi !

Le tout me coûte 190$ par semaine. A quoi il faut ajouter les « bills » (internet, câble, assurance, etc), soit environ 60$ par mois - et l’électricité à payer tous les trois mois.

 

Voilà donc un peu plus d’une semaine que je suis arrivée. J’ai déjà pris quelques repères. Je commence à pas mal maîtriser la ville, même si je n’ai pas encore pu aller partout. C’est que je n’ai que deux jambes hein !

En parlant de jambes, avant-hier, j’ai effectué mon premier jogging australien. Je suis allée courir au Royal Botanic Garden qui se trouve près de l’hôtel où je réside actuellement. Je me suis sentie un peu rouillée n’ayant pas couru depuis quelques semaines. Et surtout, je me suis sentie un peu nulle, les australiennes sont extrêmement sportives, elles courent toutes comme si c’était le premier jour des soldes !

Enfin. Je ne me suis pas laissée abattre, j’ai fait mon petit tour, 45 minutes tout de même, et je suis rentrée à l’hôtel, presque sous les applaudissements du réceptionniste.

Il faut que je vous parle de celui-là. Je lui en fais voir des vertes et des pas mûres ! Boulet un jour, boulet toujours. Cela fait pas moins de quatre fois que je claque la porte de ma chambre… en ayant laissé la clef à l’intérieur ! Je descends donc penaude à la réception. Les deux premières fois, il a trouvé ça drôlement rigolo ! Les deux autres, je n’ai même pas eu le temps de lui expliquer ma boulette, il m’a tendu le pass, l’air goguenard, genre « te casse pas, on a compris ! »

Comme dirait l’autre, on ne change pas une équipe qui gagne !

Il me tarde vraiment maintenant de m’installer dans l’appartement. Cela fait plus de trois semaines que je vis dans mes valises, j’en ai ma claque ! Je pense que mes fringues garderont peut-être des stigmates à vie d’être restées si longtemps pliées en douze dans mes bagages.

Call me Exagérator… Mais quand même !

Stay tuned.

D.

./..

© Dessin | Fotolia

28.10.08

#10 - Octobre à la plage



Je sais. C'est fourbe.

J'adore l'idée !

Dimanche, j’ai de nouveau pas mal arpenté la city. Darling Harbour, The Rocks et son sympathique marché m’ont permis de passer une journée très agréable, sous un soleil de plomb et un mercure frôlant les 30°, mais je ne vais pas me plaindre !

Loin de là.

Ainsi, lundi, constatant que le beau temps était toujours de la partie, j’ai décidé qu’il serait bon de découvrir les fameuses plages de Sydney. Plages que j’avais plus ou moins déjà vues, mais par une météo exécrable, donc ça ne compte pas.

Donc, me voilà partie, en bus, pour Bronte Beach. Je dois dire que je n’ai pas été déçue. Alors que Bondi Beach m’étais apparue comme assez « show-off » et ma foi, moins belle que je ne le pensais. Bronte Beach a, elle, tenue toutes ses promesses.

Bien plus petite et « encaissée » que sa presque voisine, Bondi Beach, la plage de Bronte est un petit paradis sur terre. Palmiers, sable immaculé, rien à redire. Après avoir établi mon camp de base (paréo / crème solaire indice 30 000 / bon bouquin*), j’ai voulu, tenter un premier bain dans l’océan. Voyant tous ces gens s’éclater dans les vagues, je me suis dit que l’eau devait être à méga bonne température.

Que nenni.

L’eau était glacée. Mais glacée. Je sais que de temps en temps, bon, ok, souvent, j’ai tendance à l’exagération. Mais pas là, croyez-moi. Glaciale, je vous dis.

Je suis donc retournée à mon paréo et à ma lecture, en mode « Miss Freeze », ça m’a rafraîchit pour au moins trois jours cette histoire !

De là, j’ai décidé de me faire la balade le long de la falaise. Balade assez réputée, et dont j’avais déjà pu lire çà et là, qu’elle était à faire absolument.

Donc j’ai fait.

Et bien. Je n’ai pas regretté.

J’en ai pris plein les yeux.

Un chemin borde toute la falaise et permet de remonter de Bronte à Bondi. En passant par Tamarama, une autre plage (très jolie également).

Le must ? En ce moment, le chemin accueille un événement particulier appelé : ‘Sculptures by the sea’, une expo plein air d'art contemporain, j’ai donc pu allier l'utile à l’agréable ! Cool.

Le hic ? Je n’étais malheureusement pas la seule à avoir eu cette riche idée. Le chemin était donc pas mal encombré. Notamment d’un paquet de touristes nippons. Appareils photos au poing. Moins cool.

Je suis passée outre. Rien ne pouvait gâcher MA balade.

Arrivée à Bondi Beach. Un peu crevée, un peu naze, comme dit la chanson, je me suis posée quelques instants sur un banc face à la mer.

Quelques minutes après, un vieux monsieur est venu partager mon banc. S’exprimant dans un anglais « papier mâché », je ne comprenais qu’un mot sur cinq de ce qu’il me racontait. Mais il m’a bien fait rire !

A la fin de la conversation, si tenté qu’on puisse parler de conversation…

J’ai tout de même capté le poncif suivant :

« Beware of the flies, don’t eat them”**

Euh…

C’est noté m’sieur !

Stay tuned.

D.

./..

 

* Je suis en pleine lecture d’un ouvrage que je vous recommande. « Tigres & Tigresses | Histoire intime des couples présidentiels sous la Vème république » de la journaliste Christine Clerc. C’est passionnant et très instructif !

** « Fais attention aux mouches. Ne les mange pas ! »

Photo © From Sydney with love – genre ;-)